Solène de Laborderie, EDHEC 2017, entrepreneuse en or

Publié le 15/05/2019
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Solène De Laborderie, EDHEC 2017, a créé L'Atelier de Solène qui propose des bijoux d’une grande diversité plaqués or, à prix abordables, aux femmes attentives à la mode qui recherchent des bijoux de tous les jours, élégants et délicats, qui résisteront aux années et aux tendances.

 

EDHEC Alumni : Une petite introduction sur l’Atelier de Solène ?

Solène DL : Mon objectif est simple à entendre : allier une haute qualité de bijoux et un prix moyen de 40 euros afin de me positionner environ 40% en dessous du prix de marché.

Etant une passionnée de bijoux depuis toute petite, J’ai établi un constat très simple : le compromis entre prix et qualité existe. Pour acheter un bijou qui ne s’oxyde pas grâce à une qualité de plaquage or irréprochable, nous devons y mettre un prix conséquent (au moins 70 ou 80 euros, et parfois beaucoup plus !).

J’ai décidé de privilégier la vente directe afin de faire un réel effort sur les prix. Les femmes veulent pouvoir changer de bijoux autant qu’elles varient de tenues, et ceci n’est possible que si le prix le permet.

Je me différencie donc grâce à un style, très fin et épuré, ainsi que par mes prix très accessibles, bien en dessous de ce qu’on peut trouver sur le marché. Mes clientes souhaitent changer de bijoux au gré de leurs envies. Mes prix sont donc fixés en conséquence, sans jamais renier sur la qualité puisque la totalité de mes bijoux sont plaqués or trois microns et sertis de pierres fines. Je garantis également un an tous les bijoux.

 

EA : Parle-nous de ton projet. Comment est-il né ?

SDL : J’imagine et crée des bijoux depuis toute petite.

Je n’ai jamais eu l’idée ou l’ambition d’entreprendre auparavant. J’avais certaines affinités au sein de mes études, un goût relativement plus prononcé pour le monde du marketing sans être parfaitement certaine de ce que cela représentait en pratique. J’avais un profil très équilibré et j’ai suivi le parcours scolaire classique d’une jeune femme studieuse mais incertaine concernant sa carrière.

En parallèle de mes études, j’ai donné des cours dans une mercerie. Toutes les semaines, j’apprenais à des jeunes filles à fabriquer leurs propres bijoux à partir de perles de verre et de pierres de culture comme la nacre.

J’ai eu un (petit) déclic après mes expériences en année de césure dans de grandes entreprises : L’Oréal et Unilever. J’ai beaucoup appris, sans réellement m’épanouir.

C’était plus rassurant que jouissif de savoir qu’un joli poste de chef de produit m’attendait en sortant de mes études.

J’ai pris le temps de réfléchir, un moment d’introspection assez important, parfois peu rassurant. Je me suis rendue compte que je faisais, depuis le début, ce que l’on attendait de moi avant de faire ce que j’aimais vraiment. Je ne m’autorisais même pas tellement à penser que l’on pouvait travailler en étant passionnée. A 24 ans, j’ai tenté.J’ai compris que l’on réussit que ce que l’on aime.Et moi j’aime les bijoux. Il est difficile d’évoluer et d’être heureux dans un métier que l’on vit comme un devoir chaque jour.

J’ai donc profité de ma dernière année à l’EDHEC pour créer l’Atelier de Solène. J’avais peur de me lancer mais je ne voulais pas perdre de temps.

C’était un monde que je connaissais par cœur, ma passion depuis toute petite. J’ai rencontré différents ateliers et sorti mes premiers bijoux plaqués or. Tout s’est alors enchaîné tellement vite. Un travail quotidien d’influence et de partenariats sur les réseaux sociaux a permis l’envol rapide de la notoriété de la marque.

Aujourd’hui, à 26 ans et moins de deux ans plus tard, j’ai embauché une équipe, je travaille avec différents fournisseurs et ateliers afin de sous-traiter la production, j’ai enfin mes propres bureaux, un site internet qui cartonne et une boutique en propre rue des Batignolles bondée tout le temps ! Et je me réveille tous les jours heureuse d’avoir fait ce choix. 

 

EA : Qu’est-ce qui te motive dans cette aventure entrepreneuriale ?

SDL : Aujourd’hui, et depuis bientôt deux ans, l’entreprise s’est construite et structurée.

Pourtant, la liberté de choix et l’excitation quotidienne restent les moteurs principaux de ma motivation.

Je ne suis en aucun cas cantonnée à un rôle bien précis.

Les idées fusent concernant tous les sujets : les nouvelles collections, la mise en place des shootings, les vidéos, l’amélioration du site internet, l’alimentation des réseaux sociaux, la mise en place de partenariats, le travail d’influence quotidien, la presse qui s’en mêle… Je ne m’ennuie jamais !

Ma belle équipe me motive aussi quotidiennement. De merveilleuses personnes ont rejoint l’aventure afin de gérer la communication et le marketing de l’Atelier de Solène. Leurs idées et leur motivation ne font que nourrir la mienne. 

 

EA : En quoi ton expérience à l’EDHEC ou avec le réseau des diplômés t’a aidé dans la réalisation de ce projet ? 

SDL : Grâce à l’EDHEC, et particulièrement à Jean-Michel Ledru qui a été d’un soutien précieux, j’ai pu intégrer pendant un an et demi la Station F.

De mon côté, n’ayant pas eu d’objectif de levée de fonds, la Station F me permettait surtout d’être entourée d’entrepreneurs, de créer un réseau, de travailler avec de nouvelles entreprises.

 

EA : Quel premier bilan tirer de cette aventure entrepreneuriale ? As-tu des conseils à donner aux EDHEC souhaitant entreprendre eux aussi ?

SDL : Je donnerais deux conseils primordiaux qui constituent l’enseignement que j’ai tiré de mon expérience entrepreneuriale :

Écoutez-vous avant d’écouter les autres.Ne vous laissez pas décourager et contaminer pas des visions négatives et pessimistes.

Si vous avez réellement étudié le projet, que vous y croyez et que vous êtes prêt à vous investir à 1000000%, il n’y a aucune raison de ne pas se lancer.

En revanche, n’entreprenez pas pour entreprendre. Il y a une certaine mode aujourd’hui de l’entrepreneuriat, que je trouve dangereuse. Certes, l’aventure est très belle. Mais il y a des moments tellement difficiles, que si vous n’êtes pas profondément passionnés et que vous ne vivez pas pour ce projet, il sera très difficile de surmonter ces épreuves et ces difficultés qui peuvent être de tout ordre (financière, sociale, morale...).

 

EA : Quelles sont les prochaines étapes de ton entreprise ?

SDL : Nous venons tout juste de refaire entièrement le site internet www.latelierdesolene.fr et d’ouvrir la première boutique en propre, 8 rue des Batignolles 75017 Paris ! 

Concernant les prochains projets à court terme, nous souhaitons étendre le réseau de distribution B2C en Province en ouvrant de nouvelles boutique et intensifier le rythme de sortie de nouvelles collections, en passant à une nouvelle collection par mois (vs une trimestrielle l’année dernière).

 

Plus d’informations sur ta boîte (réseaux sociaux, site…)

Site Internet : www.latelierdesolene.fr

Page Facebook : L'Atelier de Solène

Instagram : @atelierdesolene

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