Hayatte Maazouza (EDHEC Master 2015) : l'interview d'une alumni engagée pour l'inclusion économique dans les quartiers sensibles.

Publié le 17/10/2020
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crédit photo : Bruno Lévy pour INSSD 

Hayatte Maazouza (EDHEC Master 2015) incarne les valeurs de l’EDHEC et de la communauté des alumni par son parcours, son engagement et ses choix de vie. Elle est aussi la 15 000e à adhérer à notre groupe LinkedIn réservé aux alumni de l’EDHEC ! Nous avons souhaité interviewer cette diplômée inspirante et vous la présenter.  

Quelles sont tes responsabilités actuelles ?

Je suis responsable impact, plaidoyer et partenariats opérationnels pour Positive Planet France.  Positive Planet France est une association loi 1901 qui a été créée au lendemain des révoltes de banlieue en 2005. L'idée était d’utiliser l'entrepreneuriat comme un levier de lutte contre le chômage et l'exclusion. Je m’occupe des mesures d’impacts que nos actions génèrent. Ces mesures servent à avoir une visibilité sur notre dispositif, déterminer dans quelles mesures il est efficace, quels en sont les axes d’amélioration et également rendre compte de nos actions auprès de nos financeurs. On rentre vraiment dans le détail, pas uniquement économique, mais aussi humain, on s'intéresse à la pérennité des entreprises. Par exemple, on s'est rendu compte que sur 100 entreprises créées avec notre accompagnement, il y en a 70 existent encore 3 ans après et dont les entrepreneurs peuvent se verser un salaire. Aujourd'hui, je pilote avec l’équipe, une nouvelle étude d’impact qui va sortir prochainement. Elle s'intéresse aux porteurs de projet qu'on a accompagnés et qui ont créé leur entreprise mais aussi aux bénéfices et aux effets collatéraux (externalités positives) de nos programmes. Il y a par exemple des personnes accompagnées qui ne créent pas d’entreprise mais qui trouvent un emploi.

Que veut dire le mot « plaidoyer » dans ta fonction ?

C'est quelque chose qui a toujours été fait par les associations mais qui ne portait pas vraiment ce nom. On peut définir le plaidoyer d’une ONG comme un ensemble d’actions auprès des décideurs et influenceurs permettant de servir une cause, la nôtre étant celle de l’entrepreneuriat dans les quartiers populaires.

Aujourd'hui, le secteur associatif se professionnalise. On a besoin de compétences fortes pour faire mais aussi pour faire savoir, tout ceci dans un contexte économique compliqué et où les subventions publiques sont en baisse.  Faire du plaidoyer est capital pour les associations et entreprises sociales qui ont besoin de sensibiliser les décideurs et mettre leur cause à l’agenda des grands acteurs économiques mais aussi des politiques. Dans notre cas, notre message est de dire que l'entrepreneuriat dans les quartiers populaires est un levier d’inclusion économique au bénéfice de la société tout entière.

Concrètement, en quoi cela consiste-t-il ?

Concrètement, une de mes missions est de construire un message clair et engagé en faveur de l’entrepreneuriat positif dans les quartiers et ce au moyen de divers outils comme des rapports, tribunes, articles, événements et rdv. Dans les pays anglo-saxons on parle de lobbying. En France on lui préfère le mot plaidoyer.  Pour ce faire, j’essaye de comprendre quelles sont les attentes, réalités, les contraintes et les craintes des personnes décisionnaires qu’elles soient dans les entreprises ou le secteur public et de trouver des terrains d'entente. C’est une chose que j’ai comprise quand je suis passée au BCG (Boston Consulting Group). Je m'occupais alors du prix de l'Entrepreneur Social et des partenariats d'influence. Dans ce cadre, j’ai rencontré des CEO d’entreprises ou Directeurs RSE pour leur demander quelle était leur vision de la transition sociale et environnementale de la France. J’ai été très agréablement surprise de me rendre compte que finalement tout n’était pas si simple. D’abord, certains dirigeants sont plus volontaires que d’autres, et ensuite un dirigeant peut être convaincu du bien-fondé pour son entreprise d’être plus inclusive, engagée sur les territoires ou soucieuse de l’environnement mais que la mise en place opérationnelle de cette vision, lorsqu’elle descend aux échelons inférieurs, peut perdre de sa force voire s’éteindre. Mais certains font des choses depuis longtemps et n’ont pas attendu que l’Etat ou les médias en fasse un enjeu prioritaire. Il faut aussi en parler. Très souvent ces dirigeants sont surtout poussés par du bon sens. Finalement, on essaie tous de trouver des solutions pour bien vivre ensemble et surtout ne pas compromettre les générations futures. C’est un travail de longue haleine.  

Aujourd’hui, quels sont les leviers que Positive Planet France active pour mener à bien la mission de booster l'entrepreneuriat positif dans les quartiers populaires ?

L'inclusion économique – peu importe si on parle d'emplois salariés ou d'entreprenariat – est en fait garante de l'inclusion sociale. Ce qui nous intéresse c'est vraiment d'articuler cette réflexion autour des innovations sociales comme moyen d'inclure économiquement les gens (ndlr : les innovations sociales sont des solutions nouvelles répondant à des besoins sociaux et enjeux complexes).

Positive Planet France couvre 150 quartiers dits « prioritaires ». Ce sont des quartiers classés « politique de la ville » et on accompagne tout porteur de projet qui réside dans ces quartiers. On le ou la suit du stade de l'idée jusqu’à l'immatriculation de son entreprise. On propose un accompagnement à la création, des formations à l’entrepreneuriat (posture de l’entrepreneur.e), et on crée des espaces (tiers-lieux). Il faut savoir que, depuis 2010, il y a une explosion des tiers-lieux mais ces espaces de coworking et rencontres sont souvent réservés à une catégorie sociale qui a des moyens car très peu modulent leur tarification en fonction des revenus. On s’est rendu compte que ces lieux existants excluent pas mal d’entrepreneurs. Alors, le lien social est un peu biaisé parce que ces personnes là restent entre elles, dans leur bulle. On donc a décidé de créer des tiers-lieux adaptés aux entrepreneurs des quartiers. On a un tiers-lieu à Paris 18e, un autre à Vénissieux (69) et bientôt un à Montreuil (93). On veut favoriser les espaces de mixité sociale parce que les quartiers cumulent un certain nombre de facteurs et de problématiques, alors qu’ils s'inscrivent quand même dans une société globale. L'idée est donc de proposer un espace où les entrepreneurs des quartiers peuvent venir, et les autres aussi. La tarification dépendra du niveau de revenu de l’entrepreneur. On est vraiment dans l'inclusion.

Qu’est-ce que l’ « entrepreneuriat positif » pour Positive Planet France ?

Dans notre programme d’accompagnement, on sensibilise les entrepreneurs des quartiers à l’impact environnemental et sociétal. On sait que c’est souvent les plus fragiles qui payent le prix de crises, donc on leur donne les instrument d’empowerment qu’ils vont intégrer lors de la création de leur entreprise. Pour une laverie par exemple, on va expliquer l’intérêt d’utiliser telle machine qui consomme moins, on va proposer de réfléchir à la lessive bio pour limiter l’empreinte carbone. On les sensibilise pour qu’ils pensent aux générations futures mais on ne les force pas, c’est juste de la pédagogie.

Tu as un parcours dont la ligne directrice est la justice sociale. Est-ce parce que tu as justement ressenti ou vécu l’injustice sociale ?

Je suis née et j’ai grandi à Trappes, dans les Yvelines. Mon père est venu du Maroc pour travailler en France comme ouvrier et ma mère nous a élevés, mes 3 frères et moi. Quand on nait dans un endroit et qu’on est jeune, finalement le monde c'est notre quartier, c'est notre famille. On n'a pas le recul nécessaire pour se rendre compte des injustices sociales. Ce sont les événements ou les rencontres avec d’autres cercles culturels ou sociaux qui nous le font comprendre. Pour moi, l'élément déclencheur est un événement qui s’est passé pendant les révoltes de 2005. J’entrais au lycée à Trappes et le gardien de mon lycée est mort d'une crise cardiaque parce qu'il avait essayé d'éteindre un incendie volontaire dans l’établissement. Une semaine avant, ce gardien m'avait accompagnée à une sortie des délégués de classe, on avait bien rigolé ensemble. Cet événement m'a choquée et même si ce n’est pas une injustice à proprement parler, c'est une forme de violence. On ne peut pas ressortir de ça indemne, sans interrogation sur soi-même, sur le milieu social dans lequel on vit et évolue. J’ai alors pris conscience qu’on ne pouvait pas continuer comme ça et que si on n'anticipait pas les petits feux dans la société, à la fin on en paiera le prix fort.

Cette ligne directrice, est-ce finalement un devoir pour toi ?

Statistiquement je n’étais pas du tout destinée à faire une grande école. Alors je me suis toujours demandé si ce n’était pas égoïste si, après avoir fait cette école, je partais faire un boulot tranquille qui permette de gagner de l’argent.  Est-ce que finalement je n'ai pas une responsabilité parce que j'ai eu cette chance ? Alors oui, je me suis donné un devoir qui est ma ligne directrice. Cette espèce de « caméléonisation » que j’ai développée en évoluant dans plusieurs univers sociaux différents me permet d’être toujours ramenée à des choses très concrètes et me force à être très humble. Ces différents milieux sociaux m’aident à prendre conscience des gros décalages qui existent partout et je me demande toujours comment capitaliser sur mes connaissances et essayer de créer des passerelles. Je veux aider des personnes qui sont dans le besoin, pas en leur donnant mais en leur apprenant à se débrouiller elles-mêmes.

En quoi l’entrepreneuriat est-il pour toi l’avenir de ces quartiers ? Est-ce la réponse à tout ?

On sait quel est l’avenir des quartiers s’il n’y a pas d’inclusion économique. 90% des gens qui viennent nous voir sont des chômeurs longue durée ou des bénéficiaires de minima sociaux. On aide des personnes en situation de précarité. L’entrepreneuriat n’est pas forcément LA solution, mais c’est un des leviers pour mettre en action ces personnes, les sortir d’une situation de précarité. Avec Positive Planet France, on les sort du repli, on les entraine à venir à des réunions, à des rendez-vous. On les remet dans la dynamique pour qu’ils sortent de l’isolement social.  Le salariat ne convient pas forcément à tout le monde, et entreprendre est parfois la seule option pour certaines personnes, pour beaucoup de raisons.

Aujourd’hui, quels sont les principaux freins à l’entrepreneuriat dans ces quartiers ?

La problématique majeure est celle du financement, c’est-à-dire que le capital de départ qu’ils ont, leur fond propre est nettement inférieur à celui d’autres entrepreneurs en France. De mémoire, le capital de départ moyen dans les quartiers est de 27 000€, contre 45 000€ pour le reste de la France.

Un autre frein, aussi lié au financement est que les quartiers gardent une image de risque. C’est un vrai préjugé ! Dans une étude de la BPI / Terranova/ Le Lab,  sortie cet été sur ce sujet, on voit que la pérennité des entrepreneurs de ces quartiers est plus élevée que la moyenne nationale ! Il y a beaucoup de facteurs qu’on n’intègre pas, ne serait-ce que la détermination, la résilience, la solidarité dans les quartiers. Je suis plaidoyer notamment parce que les investisseurs pensent que c’est risqué.

A 24 ans, tu as assumé un mandat d’élue locale à Trappes. Pourquoi t’es-tu lancée dans cette aventure ?

Parallèlement à mon parcours académique, j’ai tout de suite senti qu’il fallait être engagée. Je me suis demandA pourquoi tous ces gens qui ont de très belles fonctions s’engagent quand même en politique. J’ai pris conscience que, même avec tout le business de la terre, les politiques auront toujours leur mot à dire. Je me suis dit que ça pourrait être intéressant même dans mon parcours professionnel parce que le métier vers lequel je tendais n’était pas un métier classique. Ce sont plutôt des sujets politiques, des sujets sociétaux. J’ai vraiment perçu l’engagement politique comme un moyen d'avoir une vue un peu plus globale des mécanismes.

J’ai eu l'opportunité d’intégrer la liste du maire qui se présentait à Trappes et qui a été élu. Je suis donc devenue conseillère municipale à 24 ans, en charge de la petite enfance.

Pourquoi avoir choisi un mandat local ?

Il m'est apparu que c'était la meilleure façon de comprendre ce que voulait dire le mot politique au sens premier du terme. Au sens d’être au service de la société. Quand tu votes la rénovation de certains quartiers, la mise aux normes environnementales d'une école, quand tu réfléchis à ce qui peut se faire sur le temps périscolaire pour les enfants, à comment adapter encore mieux les modes de garde par rapport au quotidien des parents, tu transformes la vie de tes voisins, de ta famille ! C’est le plus beau mandat qu'on puisse avoir parce que ce qu'on peut voir l'impact que ça a sur les citoyens. Si certains sujets peuvent paraître petits, je suis de celles qui pensent que c'est dans l’infiniment petit qu’on comprend l'universel.

Après, c’était aussi un challenge. Comment s’imposer quand on est une jeune femme de 24 ans et que la majorité du conseil municipal a une moyenne d’âge de 50 ans ? Mais ces problématiques restent quand même secondaires comparées à toutes les informations et l'expérience que j’ai acquises. J’ai par exemple appris le dialogue intergénérationnel, la patience et le temps et la culture de l’administration.

Tu as choisi d’intégrer l’EDHEC après ta licence, qu’est-ce que l’école t’a enseigné et te sert encore aujourd’hui ?

J’avais une équivalence Licence 3 en philosophie. J’ai choisi une école de commerce pour l’angle business. J’avais besoin de comprendre comment fonctionnaient les entreprises, j’avais besoin de concret. L’EDHEC m’a appris à travailler en groupe, à comprendre l’importance du réseau.

L’EDHEC m’a aussi enseigné une multitude de choses en dehors du programme académique, à savoir tous les codes sociaux qui n’étaient pas les miens, mais que j’ai acquis au contact d’étudiants venant d’horizons et de milieux sociaux divers. J’ai fait mon mémoire sur la question des discriminations liées à l’origine sur le marché de l’emploi et les réponses en matière d'innovation sociale pour apprendre des choses. C’est ce qui m’a permis d’intégrer dans la foulée, Mozaïk RH, premier cabinet de recrutement et de conseil spécialisé dans l’inclusion économique des jeunes diplômés des quartiers populaires.

Le plan stratégique 2020-2025 de l’EDHEC s’intitule « EDHEC for Future Generations ». A ton avis, quel impact l’EDHEC peut-elle avoir sur des enjeux tels que la justice sociale ou l’entrepreneuriat positif ?

L’EDHEC et les autres business schools sont des viviers pour les grandes entreprises. Il faut qu’elles se suivent le rythme des innovations de la société civile. Et qu’elles n’aient pas peur d’être audacieuses !

Ces écoles peuvent avoir un formidable rôle au-delà de la prescription et de la pédagogie. Elles doivent former des étudiants adaptés aux besoins actuels et futurs des entreprises. Le World Economic Forum dit que la majorité des métiers du futur n’existent pas encore. Il faut donc se concentrer sur des softs skills qui vont permettre de s’adapter à ces futurs métiers. Quand on regarde les programmes des écoles, elles ne sont pas si en avance sur ces volets-là. C’est fondamental que ces écoles rattrapent leur retard sur la société civile, qu’elles capitalisent sur le savoir et l’expérience des associations et Entreprises Sociales et Solidaires qui sont sur le terrain. Elles doivent imaginer et transformer les programmes en y intégrant la dimension de transition sociale et environnementale.

Dans les grandes entreprises, la CSR (Corporate Social Responsibility) est de plus en plus rattachée à la stratégie et parfois au COMEX. Ces grandes entreprises ont la volonté de se transformer. Un des problèmes est qu’il n’y a pas assez d’experts en transition, ils sont très rares ! A mon avis, c’est le rôle de l’EDHEC de former ces futurs experts de la transition. Ne plus se cantonner à créer des chaires à part, mais à ancrer les innovations sociales et environnementales dans chaque formation académique.

Les valeurs d’EDHEC Alumni sont SHARE, CARE, DARE. En quoi ces valeurs font-elles écho à tes actions et à ce qui t’anime depuis si longtemps ?

Le SHARE est ma valeur principale, j’estime que j’ai autant bénéficié du partage des autres que de ce que je partage aux autres. Je suis persuadée que la richesse d’un individu est d’être dans une position suffisamment humble pour accepter le partage d’expérience des autres, et en position suffisamment audacieuse pour se dire que son expérience, son réseau peuvent bénéficier aux autres. Je n’ai jamais regretté un coup de pouce que j’ai donné à d’autres. D’ailleurs, je passe beaucoup de temps à répondre aux messages que des personnes m’envoient, des EDHEC par exemple qui souhaitent discuter et poser des questions. Je suis convaincue qu’on est d’autant plus fort que justement, on SHARE.

Le CARE pour moi a 2 sens :

- se soucier et prendre soin des autres et de notre environnement. On ne peut rien faire dans un écosystème malade, il faut une action positive autour de soi. J’aime la notion d’ubuntu : une philosophie qui dit « si je réussis, c’est parce que les autres ont réussi. Si les autres vont bien, je vais bien, si les autres vont mal je vais mal ». Si on appliquait ce concept à l’ensemble de la société, ça irait beaucoup mieux.

- prendre soin de sa santé. On valorise trop ceux qui s’épuisent et travaillent tard. Avant de pouvoir prendre soin des autres, il faut prendre soin de soi.

Le DARE, c’est aller là où on ne t’attend pas et où toi-même tu ne t’attends pas. Après l’EDHEC et par rapport au milieu social qui est le mien, j’aurais pu choisir un métier qui m’apporte une sécurité financière. Eh bien, j’ai osé faire le pari que ma ligne directrice soit l’avenir. Il faut oser parier et investir sur soi. Créer soi-même les conditions qui vont permettre d’être peut-être demain l’expert de tel ou tel sujet.

Quels conseils pourrais-tu donner aux étudiants de l’EDHEC ?

Ne suivez rien d’autre que ce qui vous passionne, ce qui a du sens pour vous. On peut se dire que c’est utopique, mais il n’en est rien. Aujourd’hui, toute une génération de femmes et d’hommes, après avoir passé 10 ou 15 ans en entreprise se questionnent sur le sens de leur travail, voire de leur vie. On peut regretter un job qu’on a choisi pour les mauvaises raisons, on ne regrette pas un job qu’on a choisi pour nos valeurs. Assumez vos valeurs et vos passions. Il y a plein de métiers qui vont se créer. Essayez de vous projeter plutôt que chercher l’intitulé de poste idéal. Dans mon cas, je sais que je veux être experte sur les questions d’inclusion économique, mais je ne sais pas du tout quelle forme cela prendra dans 5 ans, et finalement peu importe ! Laissez-vous vivre, ouvrez-vous à la liberté des rencontres, des événements. L’important, c’est d’avoir un cap, et de le garder.

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