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De l’art à la healthtech : le nouveau projet de François-Xavier Trancart avec Annette

Entrepreneuriat

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12/03/2026

Depuis plus de dix ans, François-Xavier Trancart (EDHEC Master 2012) explore l’entrepreneuriat comme un terrain d’expérimentation et d’impact. Il fait d’abord ses armes en cofondant Artsper, une plateforme qui a contribué à démocratiser l’accès à l’art contemporain en ligne.

Mais l’envie d’entreprendre ne se limite pas à construire des produits : elle s’ancre aussi dans la volonté de répondre à des enjeux bien réels. C’est cette conviction qui l’amène aujourd’hui à cofonder Annette, une startup qui ambitionne de transformer l’accompagnement des patients traités pour l’obésité grâce aux traitements GLP-1.

Fin 2025, Annette a bouclé une levée de fonds de deux millions d’euros, à laquelle participe notamment le fonds Generations powered by EDHEC, qui accompagne des startups à impact.

Dans cette interview, François-Xavier revient sur son parcours entrepreneurial, la naissance d’Annette et sa vision d’un entrepreneuriat exigeant, collectif… et profondément utile.

Peux-tu décrire brièvement ton parcours ?

Je suis entrepreneur depuis un peu plus de dix ans. J’ai cofondé Artsper, une marketplace d’art en ligne, que j’ai développée et dirigée pendant plusieurs années. Cette première aventure m’a beaucoup appris : construire un produit, structurer une équipe, passer par différentes phases de croissance, gérer aussi les moments plus complexes.

Après Artsper, j’ai eu envie de mettre mon énergie au service d’un sujet où la technologie pouvait avoir un impact très concret sur la santé et la vie quotidienne des gens. En m’intéressant à la prise en charge de l’obésité et à l’arrivée des traitements GLP-1, j’ai réalisé qu’il existait un énorme décalage entre la promesse médicale de ces traitements et la réalité vécue par les patients.

C’est de là qu’est née Annette. Nous avons lancé le projet en 2025 avec Gwen Le Calvez, avec l’idée simple mais ambitieuse de créer un accompagnement structuré, humain et médical autour des GLP-1. Aujourd’hui, Annette accompagne déjà plus de 1 000 patients.

Quel est ton rôle au sein d’Annette ?

Je suis cofondateur et CEO. Mon rôle est assez transversal. Je travaille sur la vision globale d’Annette, j’oriente les grandes décisions produit, et je m’assure que le médical, le produit et le business avancent ensemble, sans se déconnecter les uns des autres.

Une grande partie de mon temps est aussi consacrée à l’équipe : structurer l’organisation, recruter, créer un cadre clair et exigeant, mais aussi suffisamment sain pour que chacun puisse faire son meilleur travail. Annette est un projet très humain, et ça commence forcément par la manière dont on travaille ensemble en interne.

Qu’est-ce que va changer la levée de fonds dans le développement d’Annette ?

La levée de fonds va nous permettre de changer d’échelle, mais surtout de gagner en profondeur et en qualité.

Concrètement, elle va nous permettre de :

  • structurer un véritable programme médical de long terme, pensé sur 12 à 18 mois,
  • renforcer fortement le produit et l’application, notamment sur la personnalisation et l’usage de l’IA,
  • consolider l’équipe care et lui donner des outils plus performants pour accompagner chaque patient sans augmenter la charge individuelle.

L’objectif est clair : passer d’une solution qui fonctionne bien à une plateforme de référence pour la prise en charge médicale et humaine de l’obésité sous GLP-1, en France puis en Europe.

Qu’est-ce qui te plaît le plus dans l’entrepreneuriat ?

La capacité à partir d’une idée presque abstraite et à la transformer, étape par étape, en quelque chose de concret, utile et réel. J’aime beaucoup cette dynamique collective : construire avec des gens talentueux, apprendre les uns des autres, se remettre en question en permanence.

Il y a aussi quelque chose de très fort dans l’apprentissage par la difficulté. On progresse souvent sans s’en rendre compte, jusqu’au moment où l’on réalise qu’on a franchi un palier personnel, organisationnel ou produit. C’est exigeant, parfois épuisant, mais extrêmement formateur.

Une phrase qu’il ne faut jamais se dire quand on est entrepreneur ?

« On verra plus tard. » En général, ce “plus tard” arrive toujours trop tard. Les sujets difficiles organisation, produit, équipe…ne disparaissent jamais d’eux-mêmes. Les affronter tôt, même imparfaitement, fait souvent toute la différence.


Pour aller plus loin…

🔎 Envie d’en savoir plus sur le fonds d’amorçage à impact Generations powered by EDHEC et son fonctionnement ? 

On vous explique tout


🎬 Dans les coulisses d'Annette avec François-Xavier Trancart :



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