SMART CITY : découvre la révolution des nouvelles mobilités avec Clotilde Chagny et Nicolas Boyer-Mazabraud (alumni EDHEC 2019) !

Publié le 21/01/2021
mobilité smart city
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As-tu déjà entendu parler de la Smart City et de la révolution des nouvelles mobilités ? Clotilde Chagny et Nicolas Boyer-Mazabraud (tous deux EDHEC CSM 2019 et ambassadeurs du club EDHEC in Tech), ont organisé un webinaire sur ce thème le 8 décembre 2020*. Les intervenants Clément Guillemot, Program Manager du Moove Lab (incubateur de start-ups liées à la mobilité), et Aurélien Cottet, coordinateur et expert MaaS pour le groupe Transdev, y ont livré leurs paroles d’experts pour t’éclairer sur l'avenir de la mobilité. 

Smart City, ça veut dire quoi exactement ?

Comme son nom l’indique, la Smart City est la ville intelligente, qui s’appuie sur les nouvelles technologies pour améliorer la qualité de vie, notamment en préservant l’environnement et en optimisant les déplacements. En France, de nombreuses villes se développent en Smart Cities, comme Issy-les-Moulineaux ou les métropoles de Toulouse et Bordeaux. La Smart City est donc déjà engagée, et tu vas comprendre en quoi elle engendre de nombreux défis.

Économie, environnement, inclusivité : les enjeux de la mobilité

Pourquoi la mobilité est-elle un élément central de la Smart City ? Car elle est au cœur des enjeux de la ville de demain, et joue un rôle capital en matière d’économie et d’environnement, puisque dans le monde, 98 % de la mobilité est locale 

Véhicules connectés, autonomes, mobilité verte, gestion des infrastructures… le phénomène entraîne une foule de challenges : innovations technologiques, accessibilité, sécurité des données, prises en compte des particularités des territoires et des objectifs économiques. Les attentes en matière d’innovation impliquent une multitude d’acteurs (chercheurs, autorités locales, centres technologiques, industrie automobile, équipementiers etc.). Comme tu peux le constater, c’est tout un pan de l’économie qui est concerné. Et les chiffres sont impressionnants. Les projections révèlent que la micromobilité, par exemple, représentera un marché mondial de plusieurs centaines de milliards de dollars d’ici à 2030, ouvrant d’énormes opportunités économiques. Ceci explique les levers de fonds et l’arrivée sur le marché de nouveaux acteurs.

Rien qu’en Île-de-France, 86 % des trajets effectués sont inférieurs à 10 km. Le potentiel de croissance de la micromobilité est donc immense. De plus, la crise sanitaire accélère le phénomène et d’après Clément Guillemot, en une année, la micromobilité va progresser comme en 3 à 5 ans en période « normale ». 

Avec les problèmes climatiques et la pollution, les enjeux environnementaux sont également considérables. L’impact de la micromobilité est bien réel : par exemple, 73 % des personnes qui possèdent un VAE (vélo à assistance électrique) l’ont substitué à la voiture particulière. De plus, les acteurs de la filière du VAE travaillent à ce que ce mode de transport soit 100 % durable (par exemple en retirant les composants critiques ou en les recyclant). On observe partout et dans tous les milieux une explosion de l’usage du vélo. Clément Guillemot l’affirme : « Le boom est phénoménal en milieu urbain, avec un usage des micromobilités qui bondit de 62 % à Paris en 2020 par rapport à 2019 par exemple ». Pour lui, le VAE va devenir la norme et sera « la révolution des mobilités de notre quotidien ces prochaines années ».

L’un des plus grands défis est celui de l’inclusivité, c’est-à-dire rendre la micromobilité accessible à tous les citoyens, dans les zones périurbaines et rurales, et en prenant en compte les personnes pas encore digitalisées.   

Zoom sur les micromobilités

Si tu te demandes ce que recouvre la micromobilité, il s’agit tout simplement des catégories de véhicules légers, à propulsion humaine ou électrique, connectés, et ne dépassant pas les 45 km/h (trottinette, vélo, VAE, scooter électrique…).

Plusieurs facteurs expliquent leur développement ces dernières années :

  • Problèmes liés à la circulation et la pollution
  • Investissement massif des acteurs publics dans les infrastructures (notamment cyclables)
  • Demande croissante des utilisateurs de modes de déplacement plus écologiques (explosion de la trottinette et du vélo)
  • Tendance actuelle à être « usager » plutôt que « propriétaire »

La révolution a donc commencé, favorisant l’émergence de nouveaux business models : par exemple les VAE intelligents incluant équipement, service de maintenance et assurance, ou les systèmes de souscription et location.

MaaS : unifier les mondes du transport et du digital  

Que signifie Maas ?

Mobility as a Service. Le principe ? Regrouper les services de mobilité publics et privés au sein d’un territoire, par exemple proposer une seule et même appli pour chercher un trajet pouvant inclure bus, taxi, vélo… L’idée est de proposer un mode de mobilité personnalisé qui soit une alternative à la voiture, en fonction de tes usages et tes envies. Pour y parvenir, il faut prendre en compte tout l’écosystème représentant la façon dont les gens se déplacent. L’implication et la coordination des autorités locales est donc indispensable. À long terme, MaaS permettra même de gérer les flux en temps réel (par exemple de fluidifier la circulation avec les feux).

Comment assurer l’efficacité de MaaS ?

Tu t’en doutes, créer une jolie appli ne suffit pas. Nombreux sont les sujets à prendre en compte : CRM, collecte et utilisation pertinente des données, conception du réseau de transport, efficacité opérationnelle, partenariats, bonne gouvernance entre opérateurs et autorités, rentabilité. Aujourd’hui, même si le secteur attire beaucoup d’acteurs, trouver un business model qui génère du revenu pour tout le monde est encore difficile. Actuellement, il existe une centaine de projets MaaS dans le monde. Parmi ceux qui sont réellement en opération et rentables, on peut citer l’appli whim (en place à Helsinki, Birmingham, Anvers et Vienne) ou encore moovizy en France (à Saint-Etienne).

Et dans 20 ans ?

Après MaaS, place à CaaS : City as a Service, pour tout payer via une seule appli (par exemple ton transport + l’activité à laquelle tu te rends). Uber et Amazon collaborent déjà pour adapter les livraisons à la mobilité des personnes et aller dans le sens du respect de l’environnement.

D’ailleurs, concernant l’environnement, imagine qu’à l’avenir le carbone généré par la mobilité des employés comptera dans l’empreinte carbone de l’entreprise. MaaS sera alors un outil essentiel, par exemple pour récompenser les employés ayant une mobilité « saine ». Ce futur est déjà réalité en Finlande, où les citoyens ayant une mobilité vertueuse obtiennent des réductions dans les transports et dans les magasins proches de chez eux. Ça t’inspire ?

Si tu as des questions ou que ce sujet t’intéresse, n’hésite pas à entrer en contact avec le club EDHEC in Tech. Et n’oublie pas que les webinaires EDHEC Alumni sont l’occasion de partager en live sur de nombreuses thématiques !

 

* cet article a été écrit sur la base d'un webinaire issu d'un cycle dédié à la Smart City et initiée par le club EDHEC Alumni : EDHEC IN TECH. Cette nouvelle édition de ce cycle de webinaires sur la Smart City aura ainsi pour objectif de nous éclairer sur l'avenir de la mobilité dans les villes et ces principaux challenges à travers l'expérience de leaders d'opinions engagés.

Clotilde Chagny (EDHEC 2019), Responsable Communication et marketing au CEA pour la filière Carnauto, réseau d'Instituts Carnot mis en place pour favoriser la recherche partenariale dans le domaine de l'automobile et de la mobilité terrestre.

Passionné par la transformation digitale, ses enjeux et ses écosystemes, Nicolas Boyer-Mazabraud (EDHEC 2019), est ambassadeur du Club EDHEC in Tech et directeur du développement des nouveaux services chez Sylvania https://www.linkedin.com/in/nicolasboyermazabraud/

Le club EDHEC In Tech fédère aujourd'hui plus de 2 000 professionnels évoluant dans les divers univers technologiques de notre économie (Editeur / SSII / Constructeurs / Infrastructures / Conseils IT / Telecom / Etc.) en organisant des événements mensuels réguliers permettant le partage d'expérience, de savoirs-faire, d'analyses. Rejoins-nous !

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